Fa-a-FaceBonjour à tous,
Je vous propose l’interview de Patrick Jénot l’auteur du livre "Le dernier prince d’Atlantis".
Fantasmagorie Éditions.

Sachez que l’éditeur est ouvert et offre un livre pour une chronique donc n’hésitez pas à leur demander un exemplaire pour le mois de février avec le challenge 100 % Français de "Lulai Lis".

PJenot 

Édition : Fantasmagorie Éditions
Prix : 19 €
ISBN : 979-1094827079


Résumé : 9 700 ans avant Jésus-Christ.
Depuis plus d’un siècle, l’île de l’Atlantide, créée et façonnée par Poséidon, le dieu des mers et des océans, a instauré la paix avec le peuple Tartac vivant sur le continent. Mais suite à une attaque meurtrière qui frappe un village côtier, ce fragile équilibre s’en trouve brisé. En effet, tout porte à croire que les Tartacs sont à l’origine de ce crime.
Ce tragique incident signe le début d’une traque acharnée menée par le plus fidèle homme de main du roi afin d’empêcher une guerre qui, pourtant, paraît inévitable.
Le roi atlante, quant à lui, doit lutter contre des forces politiques hostiles, tout aussi dangereuses, et qui s’obstinent à refuser d’admettre la réalité.
De son côté, le prince Arkan fait – malgré lui – une découverte qui pourrait balayer les croyances atlantes. Avec l’aide de ses amis, il tente de démêler le nœud de mystères entourant l’une des personnalités les plus influentes de l’Atlantide. Leur trouvaille pourrait bien sauver l’Atlantide de la catastrophe.
Pendant ce temps, dans l’ombre, le puissant empereur des Tartacs tisse la toile d’un piège qui se referme lentement sur l’Atlantide. Quel est son véritable but ? Quels secrets cache l’Atlantide ?

Place à l’interview
Bonjour Patrick,
Je te remercie d’accepter cette interview sur ton premier roman.
J’ai découvert ton histoire et il faut dire qu’elle a de quoi attirer, intriguer et même nous faire vibrer. Comment t’est venue l’idée de l’histoire ?

Hum… C’est difficile à dire, c’est un long processus. Le thème de l’Atlantide m’est intuitivement venu à l’esprit : comme tout le monde, je connaissais un peu le mythe et pour mon premier roman, je cherchais un thème qui parlait au plus grand nombre, propice à l’interprétation, mais avec quelques bases déjà bien ancrées pour ne pas « partir de zéro ». Le danger, lorsqu’on façonne un monde particulier, c’est de devoir tout expliquer, au risque de le complexifier artificiellement et au final, de ne pas réussir à embarquer le lecteur. 

Est-ce que tu avais au départ une vision précise du fil conducteur ou as-tu changé au fur et à mesure que tu écrivais ton manuscrit ?
L’histoire en elle-même s’est tissée peu à peu au gré de la création des personnages, avec en ligne de mire, la disparition de l’Atlantide : j’avais « ma » fin, et ainsi, un cap à suivre et vers lequel fatalement, mes personnages devaient tous aboutir (pas tous avec la même réussite ! ;-)). Ce qui a changé au fil de l’écriture, ce sont les personnages, leur trajectoire personnelle, selon que tel ou untel prenait ou perdait de l’importance dans le récit.

Arkan est le fils du roi et il se retrouve propulsé avec ses jeunes amis au milieu d’un complot. Pourquoi avoir choisi de faire participer le prince « un jeune », « le fils », au lieu de rester sur le père, le roi ?
Très bonne question, merci de me l’avoir posé ! Tout d’abord, avoir un roi comme personnage principal aurait pu être très intéressant, car par principe, c’est un personnage haut placé, un homme de pouvoir et donc avec beaucoup de moyens pour faire avancer l’intrigue. A contrario, comment le faire évoluer ? Quels obstacles peuvent être inventés pour le faire descendre de son piédestal ? 
Avec Arkan, tout me semblait plus évident : il est jeune, donc potentiellement naïf ou idéaliste, il ne connaît pas la cité comme son père, il deviendra Roi un jour… Bref, j’avais naturellement beaucoup de composants pour créer sa trajectoire et imaginer les épreuves qui l’aideraient à être un autre personnage entre le début et la fin du récit. Et surtout, il me paraissait plus facile pour le lecteur de s’identifier à lui, de découvrir la cité et tous ses rouages avec ses yeux. C’est un principe narratif très courant et c’est ce qui explique pourquoi des films ou des livres commencent souvent par l’arrivée du personnage principal ou d’un personnage important.

Je ne dévoilerais rien pour ne pas retirer aux lecteurs le plaisir de découvrir l’histoire, mais une course poursuite à lieu. L’enquête est menée parfaitement. Comment t’es-tu inspiré pour manœuvrer et mener tes lecteurs vers le fin mot de l’Atlantis ?
Là encore, c’est beaucoup de travail, de réflexion et surtout d’imagination, parfois seul devant son écran à rêver à son récit, sans nécessairement être très productif, parfois en faisant toute autre chose. Tout ce que je savais, c’est que je souhaitais multiplier les points de vue avec l’idée que cela entretiendrait un minimum de suspense, de rebondissements et que chaque personnage aurait un peu son espace attitré. Ensuite, l’intrigue et les personnages finissent par avoir leur propre cohérence et au final, tout arrive à prendre forme.

As-tu une préférence pour un de tes personnages ?
Je les aime tous… !
J’aurai peut-être une préférence pour Belos, l’empereur des Tartacs, et ennemi juré d’Atlantis. J’avais à cœur de créer un antagoniste avec un minimum d’épaisseur psychologique. Certes il est avide de pouvoir, prêt à tout pour réussir, mais il a aussi ses convictions, son sens de l’honneur et ses propres sentiments. Ce sont ses choix qui dictent son parcours, même si parfois, il est aussi très influencé par celle qu’il aime.

Comment vis-tu le fait d’avoir enfin ton livre en main ?

Très Bien ! Lol C’est une très grande source de satisfaction, d’autant qu’il s’agit de mon premier roman, et d’un très long travail qui s’est étalé sur presque 10 ans. D’avoir trouvé un éditeur (après un an de démarches) fut vraiment un énorme soulagement, un peu comme le point final de l’aventure même s’il y encore toute la partie promotion derrière.

De découvrir que des lecteurs ont lu et chroniqué ton livre t’angoisse ou au contraire te met en joie ?

C’est clairement une source d’inquiétude. Livrer aux autres le fruit de son travail entraîne une part de risque, car on va irrémédiablement être jugé parfois sur des choses objectives (le style, la psychologie des personnages, l’originalité de l’intrigue…), parfois non (le genre littéraire, l’aspect « fantastique » du récit, la fin…). Je pense que c’est aussi très lié au temps que j’y ai consacré ; je serais peut-être moins inquiet si j’avais écrit mon texte en un an !

As-tu eu l’occasion de discuter avec tes lecteurs ? Se sont-ils approprié l’histoire à leur façon et si oui en quoi et comment as-tu réagi ?
J’ai échangé avec quelques lecteurs ; les retours sont très bons, très bienveillants, très respectueux aussi. Globalement l’histoire plaît et tous semblent avoir dévoré le livre très vite, ce qui est bon signe ! Mon plus vieux lecteur (pour l’instant) a quand même 90 ans, il n’était pas du tout sûr qu’il accrocherait or il l’a lu en 4 jours ! J’ai aussi remarqué que tout le monde ne percevait pas la fin de la même manière : certains l’ont trouvé osée par exemple.

Je suis curieuse de savoir si tu as fait beaucoup de recherches pour apporter la culture et le mode de vie dans ton roman ou tu t’es juste inspiré de tes anciennes lectures et connaissances ?
Mes premières recherches ont concerné le texte originel de Platon. C’est l’inventeur de l’Atlantide, je me devais de lire et de décrypter au maximum ce qu’il en disait, et si possible, de m’en servir. J’ai aussi lu plusieurs ouvrages sur le thème de l’Atlantide pour connaître ce qui avait déjà été fait et dans quelle mesure je devais me différencier. J’ai également visionné un certain nombre de documentaires sur le sujet, sur l’histoire de Pompéi, l’île de Santorin, les statues de l’île de Pâques, sur les pyramides de Gizeh… Je suis naturellement fasciné à propos des anciennes civilisations et de leur héritage.
Enfin, j’ai découvert par hasard un essai donnant du crédit à la théorie selon laquelle l’île de l’Atlantide ne se situait pas dans l’océan atlantique comme c’est communément admis, mais vers l’Afrique. C’est cette théorie, parmi toutes les autres, que j’ai choisi de reprendre dans « Le Dernier Prince d’Atlantis ».

Vois-tu une suite à l’histoire ou considères -tu que c’est un One shot ?
Le Dernier Prince d’Atlantis est un One shot comme on dit, au sens où il n’est pas prévu de suite ou de préquelle directement reliée chronologiquement. Toutefois, j’ai commencé à rédiger quelques pages de notes sur deux autres projets qui au final pourront constituer une « trilogie de l’Atlantide ». Les deux autres romans prévus se passeront respectivement dans le présent et dans le futur, et certains éléments du Dernier Prince d’Atlantis y joueront une place fondamentale. Le premier sera dans l’esprit du Da Vinci Code par exemple, le second sera purement orienté vers la science-fiction, sachant que les films Blade Runner et 2001, l’Odyssée de l’Espace seront mes grandes références. Je crois que j’en ai déjà trop dit !

Je te remercie beaucoup pour tes réponses. Je voulais te demander où l’on pouvait te retrouver pour des éventuelles dédicaces dans les prochains mois ?
Pour l’instant je suis prévu au salon du fantastique de Paris prévu du 26 au 28 février prochain. J’y serai les 27 et 28. J’assisterai également à Nice Fiction pour sa deuxième édition. Je serai donc à Nice le 23 et 24 avril prochains. En ce qui concerne les autres salons auxquels j’assisterai, toutes les infos seront disponibles sur mon profil Facebook, mais il est à parier qu’ils seront nombreux, j’ai hâte de rencontrer des lecteurs potentiels et d’échanger avec ceux qui auront lu le roman !

Je te remercie et te souhaite le meilleur pour toi et ton premier roman.
Merci à toi pour cette interview, c’était un plaisir d’y répondre d’autant que les questions étaient très pertinentes !
TheCell