Laura

Le samedi 30 avril 2016, j’ai eu l’occasion d’assister à ma première séance de dédicaces à la MJC de Carcassonne ! Cet évènement était un peu particulier puisqu’il s’est déroulé dans le cadre des Conversations Science-Fiction, une activité dirigée par Cyril Saez dans laquelle il est donné la possibilité aux adhérents de présenter un sujet de la culture Geek – SF – Imaginaire de leur choix. 
Il ne s’agissait donc pas uniquement de m’installer à une table pour apposer quelques mots sur la première page de mon roman. En effet, la soirée se déroulait en deux temps, je devais d’une part prendre la parole devant le public pour parler de mon roman, de mon parcours et de l’écriture en général, et d’autre part, signer des dédicaces pendant que le public profiterait d’un apéritif organisé par CSF. 


- Préparation de l’évènement - 

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Avant de vous exposer le déroulement de cette grande première, parlons un peu de son organisation. Ce sont les dirigeants de l’activité CSF qui m’ont invité. J’ai tout de suite été très emballée et je me suis entretenue avec mon éditeur pour déterminer de combien de livres il me faudrait disposer sur place. Une chose qui est formidable, avec Monsieur Facorat, c’est bien l’échange et le dialogue qu’il y a entre nous. C’est un éditeur attentif et ouvert, qui n’hésite pas à parler avec ses auteurs quand quelque chose pose problème, ou lorsqu’il s’agit de mettre en place un évènement particulier. Je me reconnais dans la vision qu’il a de l’écriture, et c’est l’une des raisons qui m’ont poussée à signer avec lui. 
Il fut enchanté par cette opportunité et dans la mesure où je me trouvais sur place, m’a donné carte blanche. Je me suis donc rendue à deux séances préparatoires avec les organisateurs. La première, pour leur parler du roman, définir le public ciblé, le programme de la soirée, les moyens de publicités. La seconde, pour réaliser des photos et mettre en place les affiches et flyers. De leurs côtés, ils ont pris à leurs frais les coûts de ma venue ainsi que l’apéritif. Ils ont contacté des journalistes et ont fait la promo sur le net, sans parler de l’aménagement de la salle, ouverte au public. Je me suis ensuite occupée de la réalisation des affiches puis les ai distribuées à des commerçants et des libraires. 
Le jour J, je suis arrivée une heure et demi avant le public pour les essais micro, pour discuter une dernière fois avec l’équipe, et faire le point sur le déroulement de la présentation. (Il a notamment été défini que les gens pourraient m’interrompre afin de me poser des questions plutôt que d’attendre, car je trouvais cela plus vivant.) 


- Bilan de cette première séance de dédicace – 

Ceux qui me connaissent savent que même si je suis relativement à l’aise à l’oral et que j’aime beaucoup parler, je n’en reste pas moins assez timide. J’étais donc assez anxieuse à l’idée de me trouver sur le devant de la scène pour la première fois ! Heureusement, j’avais autour de moi des amis, ma famille, et mon compagnon.
À 17h je suis allée prendre place sur l’estrade en compagnie de l’organisateur de CSF. Il a commencé par présenter le cadre et le programme de l’animation puis m’a laissé la parole. Bien évidemment, j’avais réfléchi auparavant à ce que j’allais dire, ne serait-ce que pour ne pas oublier des choses importantes puisque je devais tout de même prendre la parole durant un certain temps. Toutefois, je ne souhaitais absolument pas réciter un texte par cœur ou m’encombrer de notes. Il était important que cet échange reste le plus naturel et le plus dynamique possible. 
Je me suis donc lancée, en presque improvisation, la peur au ventre, avant d’être très vite emportée par ma passion. Pour commencer, j'ai parlé de la première fois où je me souviens d'avoir écrit (j'avais six ans environ), avant d’aborder les raisons qui ont fait naître cet amour des mots. 
Après ce tour d’horizon, j’ai raconté mon parcours créatif, allant de mes premiers projets à l’écriture d’Uneksa. Cela m’a conduit à aborder ma recherche d’éditeur, et à faire un point sur la différence entre éditions à compte d’éditeur et d’auteur notamment. J’ai ensuite abordé mon blog et mes activités de chroniqueuse avant de revenir plus en détail sur la présentation d'Uneksa. J’ai raconté rapidement l’histoire, puis des aspects plus techniques comme le style d’écriture, la construction du roman ou l’atmosphère onirique qui s’en dégage.
J’ai conclu ma prise de parole en abordant rapidement ma scolarité, de mon bac littéraire à ma licence de lettres jusqu’à mon master métiers de l’écriture. Puis j’ai évoqué mon objectif professionnel, à savoir travailler dans l’édition tout en continuant à écrire. Est venue ensuite l’heure des remerciements. J’ai pu exprimer toute ma joie et ma fierté d’être arrivée à suivre mon rêve tout en indiquant que ce n’était qu’un début. Cela a apparemment beaucoup ému le public. 

De mon côté, je dois dire que je suis sortie de cette présentation heureuse et épanouie. C’était une grande première pour moi, et les choses se sont déroulées à merveille. Alors que je craignais de ne pas tenir trois quarts d’heure, il s’est avéré que j’ai pris la parole pendant près d’une heure trente, sans égarer personne en route et sans me dessécher sous le coup de la pression et sans perdre le fil.
Chose très agréable, j’ai eu un public à l’écoute qui n’hésitait pas à réagir et à m’interroger. Cela a rendu l’échange très enrichissant et m’a permis d’aborder des points particuliers. Je pense notamment aux questions sur la recherche éditoriale, les soucis d’originalité lorsqu’on écrit un roman, ou le temps que j’ai mis pour poser le point final d’Uneksa. On m’a également beaucoup questionné sur mes méthodes et mon style d’écriture. 

C’est avec énormément d’émotion que j’ai réalisé cette présentation, car l’écriture peut être une activité très solitaire, et désormais, je découvre une nouvelle étape où je peux partager avec les gens et échanger autour de ma passion.


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Vers 18h30, je suis donc passée à l’étape dédicaces. Assise sur une table voisine, une pile de livres d’un côté, un verre d’eau de l’autre, j’ai vu les gens se grouper à ma table. J’ai pu leur adresser un mot personnalisé, parler avec chacun d’eux et revoir d’anciens amis. Heureusement, à côté de moi mon compagnon a joué le rôle du vendeur et s’est occupé de la caisse pour me laisser le temps d’écrire et de discuter. Moi qui avais la hantise d’une faute ou d’une panne d’inspiration, cette étape s’est finalement très bien passée ! 12 livres ont rencontré leurs lecteurs, ce qui me semble un sacré bon « quota » pour une séance de dédicace sachant qu’Uneksa est en vente depuis plus d’un mois. 

Je dois admettre qu’il y avait quelque chose de grisant à être assise là à cette table. Comme je le disais dans une interview, j’écris avant tout pour moi, pas dans un quelconque souci de célébrité. Pour autant, voir que son travail plaît, que des gens voyagent grâce à notre histoire est merveilleux. 

Écrire, c’est aussi être lu. C’est partager sa passion, échanger avec ses lecteurs. Uneksa m’a fait grandir… Je n’aurai jamais cru en arriver là si vite. J’ai fait il y a quelque temps, un premier pas dans ma vie d’auteur, et aujourd’hui j’ai goûté à cette nouvelle expérience, qui je l’espère aura aussi plu à mon auditoire. J’ai reçu des retours très enthousiastes et je suis repartie avec un grand sourire ! 

Merci à ceux qui sont venus et merci aux organisateurs pour leur professionnalisme. 

Laura Ferret-Rincon

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