Le clan Tarran

Tome 1- La romancière

Un roman qui se fini au pieu

(Mouhaha, le jeu de mots pourri !)

 

 

De quoi que je vais parler :

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D'une saga vampirique dont le premier volume intitulé La romancière parle… bah d’une romancière. #TitreDeOuf

L’auteur ? K. Sangil. Sans vouloir balancer, il s’agit d’Asyne, une JE phare du forum (mais pas autant que moi #modestie)

Par un froid matin d’hiver (ou fut-ce un soir ?) je réponds à un appel service presse (ça se dit ?) lancé par la maison d’édition Lune Écarlate pour le roman d’une demoiselle que je connais fort bien. Je m’ennuyais, j’avais ma thèse à bosser, du coup, il me fallait trouver un moyen de procrastiner au plus vite.

 

 

Quelle ne fut pas ma joie en découvrant, que oui, j’étais autorisée à baver sur un jeune roman qui n’avait rien demandé à personne. Merci Lune Écarlate, merci K. Sangil, grâce à vous Ahava le vilain crapaud va encore pouvoir faire des siennes.

 

 

 

 

 

La situation initiale-qui-ne-restera-pas-initiale-très-longtemps :

C’est l’histoire d’une meuf. Jeune, jolie.

Bon déjà t’as les boules, mais ça va encore.

Non, le truc c’est que cette meuf est écrivain. Et qu’évidemment elle pond des best-sellers qui lui permettent de vivre de sa passion. Toi, écrivaillon à la veste élimée et aux chaussures crottées qui pointes régulièrement à Pôle Emploi, tu ris jaune. Bref, notre jeune donzelle s’appelle Annie, mais tu peux aussi l’appeler Aio, parce que c’est son nom d’auteur et que bon, même les personnages dans le récit s’en foutent. Un coup Annie, un coup Aio. Hopla, interchangeable comme une serviette hygiénique.

 

L’élément perturbateur-qui-va-perturber-la-vie-d’Annie :

Annie se rend à la radio pour parler de son incroyable succès — Oui, je sais t’as les boules, je sais, mais Annie vend et pas toi ! Bali-balo ! — elle joue les ingénues, les Mylène Farmer aux yeux de biche qui d’une petite voix te lance « je n’aime pas parler de moi, le silence est ma nature profondeuuuh ! »

Source: Externe

Please, girl !

Bref tout va bien dans la vie d’Annie, c’est pourquoi, lorsque l’animatrice radio lui demande quel serait son souhait, là maintenant tout de suite, Annie balance comme un pet mal contenu que ça la dérangerait pas de rencontrer un vampire. En mode narmol. Genre, le truc tout à fait probable.

 —   Dis Ginette ? C’est quoi ton vœu pour la nouvelle année ?

—   Je sais pas Gertrude. Quoique j’aimerais bien rencontrer un vampire et découvrir son mode de vie, toussa, toussa…

—   Ah ouais, t’es ouf Ginette.

—   Je sais, Gertrude, je sais.

 

L’élément perturbateur-encore-plus-perturbant-que-le-premier :

Comme Annie est hyper chiante, en parfaite Mary Sue qu’elle est, son vœu se réalise. Bah oui, non contente d’être une écrivaine riche et adulée — please kill me right now — elle va en plus de ça rencontrer un vampire pour de vrai !

Bon vu les soucis que ça va lui causer, elle aurait mieux fait de souhaiter pondre des arcs-en-ciel à la place de ses cacas, mais chacun fait comme y veut, je juge pas.

Un matin, elle reçoit une lettre mystérieuse de façon tout aussi mystérieuse signée par un inconnu mystérieux : Deniel Tarran.

Y’a beaucoup de mystère dans ce livre, tu vas devoir t’y faire.

 

La décision (très vraisemblable) d’Annie :

Sa décision quoi ! Non mais oh !

Mise en contexte. Tu reçois une lettre un beau matin d’un mec que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam ni de Jean-Jacques, qui te raconte en gros « coucou, je suis un vampire, je vous invite à mon hôtel pour une semaine détente, entre hémoglobine, cercueil, gousse d’ail et crucifix ! » Sérieux, tu réponds quoi ? Bah rien. Exactement. Ou tu appelles la police. Parce que ouais faut se méfier de nos jours. Non, Annie, elle y va, fresh like a daisy, la meuf !

La demeure mystérieuse ou l’hôtel que tu ne trouveras pas sur TripAdvisor :

Donc Annie arrive à Genève et rencontre Deniel Tarran. Sauf que gros couac, notre douce écrivaine n’a pas prévenu l’établissement de sa venue. Et Ô comble de l’horreur ! l’hôtel est le théâtre d’une conférence et se trouve donc infesté de vampires. Quand je dis « conférence », bien évidemment, il ne s’agit pas d’un colloque sur Michel Foucault et les sociétés disciplinaires, non, mais ça reste tendu de la fleur, car nos vampires aux dents aiguisées doivent signer un accord. Quel accord ? On sait pas trop, mais de toute façon, on s’en fout. Parce qu’au fond, ne nous le cachons pas, ce qui nous intéresse c’est de savoir si oui ou non, Annie va pouvoir jouer avec le pieu de Deniel (celui qu’est dur et pointu). Le reste, hein.

 

Source: Externe

Même Buffy s'impatiente

Bref, pour revenir à notre propos, Annie, si tu veux, c’est un peu le poulet qui rentre dans un KFC. Pour pas finir comme un nuggets, Deniel entreprend donc de la protéger. Pour cela, il imprime son odeur sur la jolie jeune femme. Je te rassure, il lui pisse pas dessus, mais c’est quand même l’idée. Deniel marque son territoire sur la peau d’Annie. Et Annie, ça la choque pas plus que ça. Annie elle est opé.

Le moment de l’histoire où les choses commencent à puer :

Le début des emmerdes, on sait pas vraiment exactement quand ça débute pour notre douce Annie. Mais lorsqu’Alexia, l’ex du sombre Deniel Tarran, entre en scène, tu comprends rapidos, que ça pue du string. Parce qu’Alexia est jalouse, méchante, toussa, toussa.

La figure du vampire : Deniel Tarran

Alors moi je ne suis pas férue de vampires à la base. Bien évidemment, j’ai lu Dracula. Bien évidemment, j’ai vu Entretien avec un vampire. Bien sûr que j’ai été fan de Buffy Zeuh vampire slayer. Oui, mes aïeux, j’ai eu un crush pour David Boreanaz (Angel, pourquoi t’as quitté Buffy ? Tu m’as brisé le cœur !!!! #BangelForEver) et je me suis penchée sur Twilight par curiosité, même si je trouve cette œuvre, à bien des égards, navrante. Bref. Question vampires, je ne suis pas une experte, mais j’ai un certain bagage.

Qu’en est-t-il de Deniel Tarran ?

Au début, je le trouvais intéressant. Intriguant. Sexy même dans sa façon de parler, dans sa froideur, sa retenue.

Il était à la fois fort et faible. Il avait une quête, au-delà de pécho Annie, une mission à accomplir.

Il s’entraîne, il se prend des torgnoles, mais notre Deniel en ressort plus fort. C’est beau, c’est touchant, mais ça ne suffit pas.

Oui parce qu’après il a eu tendance à me courir sur le haricot le Deniel Tarran, aussi sexy fut-il au début. Colérique, possessif, jaloux, le combo gagnant quoi.

Annie, la princesse Disney qui se retrouve sur HBO, tu sais pas comment :

Annie — ou Aio donc— est le prototype de la Marie Sue. Bon, ça passe encore.

Mais Annie pleure tout le temps, elle est passive, spectatrice de sa propre histoire. Molle comme un chamallow qui grésille sous un feu de bois, Annie évolue, certes, mais pas de manière significative à mon sens.

Truc un peu chelou. Annie signe des autographes avec… son propre sang. #Psychopathe

Source: Externe

Annie au quotidien

Caractéristique : Annie sent le jasmin. C’est comme ça. Chez Musso, c’est la lavande, chez K. Sangil, le jasmin. Voilà.

 

Ce que j’ai aimé :

Le début. Tout roule et s’emboîte parfaitement (même Annie et Deniel, tu vas voir, ils s’emboîtent bien, très bien même). Il y a du rythme, un peu de mystère, une atmosphère Draculéenne pas trop dégueulasse, du danger, un peu de love. Non on va dire que le premier quart du livre fait vraiment son taf. Puis la fin (genre les deux dernières pages) qui donne au récit une dimension nouvelle et offre ainsi plusieurs niveaux de lecture.

 

Ce que je n’ai pas aimé :

Un vocabulaire trop saturé qui dessert l’histoire. Un abus de périphrases zarbi et des métaphores pas folichonnes.

On ne le dira jamais assez, mais less is more.

 

L’instant cool :

L’entraînement de Deniel.

 

L’instant What the Fuck :

Le sexe de Deniel qui change de température.

Source: Externe

Même britnouille est larguée!

La question qui tue :

Où est-ce qu’on trouve du thé au jasmin ? Parce que sans vouloir balancer, chez moi y’a que du Earl Grey. Injustice, je crie ton nom.

 

 

Signé: un vilain crapaud nommé Ahava