Le 4e Salon Fantastique de Paris les 27 et 28 février 2016

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Je pense, avant toute chose, qu’une brève présentation de mon parcours s’impose. Pour moi, l’écriture est une passion récente. Il y a de cela trois ans, je me suis mis à rédiger un roman, pour moi-même, pour mes enfants, loin de songer alors à une possible édition. Mais je me suis pris au jeu par le biais du forum de Jeunes Écrivains. Sans trop y croire, j’ai décidé en 2015 d’envoyer mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition et, à ma grande surprise, quelques réponses positives me sont parvenues. J’ai donc signé avec Fantasmagorie Edition mon premier contrat !

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Ensuite, tout s’est goupillé extrêmement vite : les corrections, la couverture, une campagne Ulule pour augmenter le nombre de tirages et ce fameux salon alors que « L’île de Nivurse », premier tome des « Portes du Quevorah » ne sortira que début mars.

Honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’avais jamais mis les pieds dans un salon de ce genre, même en tant que visiteur.

Samedi 27 février, après quatre heures de route, je débarque enfin à la capitale, non sans un certain stress. Il est 11 heures et le salon, place Champerret, ouvre ses portes devant une foule impressionnante de personnes déguisées en trolls, elfes et autres personnages steampunk.

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Comme tout le monde, je fais la queue et attends patiemment mon tour. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je suis entré : la salle est immense et bondée.

Je dois avouer que j’ai mis une demi-heure à trouver mon stand... Et là fut mon plus grand problème : il est minuscule. Mon éditrice, Laure Gianesello, avait demandé 2.5 mètres pour pouvoir accueillir Patrick Jénot et moi-même. Il ne faisait que 1.5 mètres et se trouvait cloisonné par deux énormes planches de bois qui le rendaient peu visible. Laure était dépitée. Patrick et moi l’étions un peu aussi.

Mais qu’importe ! Nous étions là et prêts à faire chauffer nos stylos dans une frénésie de dédicaces ! Plus important encore, je pouvais, pour la première fois, tenir mon roman dans mes mains. La sensation était assez étrange : fierté, bonheur et en même temps je mettais un point final à cette histoire. Elle n’était plus que pour moi. 

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 Avec Patrick, nous avons fait de belles rencontres dont certains jeunes écrivains, parlés avec des passionnés de tous âges et de toutes les régions. Certaines personnes venaient même de Belgique uniquement pour ce salon !

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Bien sûr, si certains auteurs ont de réelles capacités commerciales, ce n’est pas mon cas. Je ne déplaçais pas au salon pour vendre mon livre, mais pour me faire connaître, discuter et profiter de l’instant. Je ne me considère pas comme un homme « à l’aise en société » et ne cherche pas forcément à le devenir. Aussi, je n’ai rien vendu. Mais qu’importe. J’ai passé un moment agréable.

Une partie de la journée de dimanche m’a servi à dédicacer les exemplaires pour les personnes qui ont soutenu mon projet sur Ulule soit environ cinquante romans. Il est à noter que le fait de dédicacer fait venir les gens sur votre stand. Ce point reste à retenir ! Cela a permis à certains de noter le nom de mon roman ainsi que celui de son auteur. Ils ne sont pas partis avec, mais, au moins, j’ai l’espoir de les voir arpenter les plates-formes de vente et de se dire : "tiens ! Je me rappelle l’avoir vu au Salon Fantastique ! "

J’ai passé un excellent moment à Paris. Évidemment un peu terni par notre emplacement minuscule et le manque de ventes néanmoins, dans l’ensemble, cette expérience fut enrichissante. J’ai tendance à penser qu’il vaut mieux commencer par des petits salons plutôt que par un salon de cette envergure. Mais, cela n’engage que moi.

Si j’ai l’occasion d’y retourner l’année prochaine, je le ferais avec plaisir et l’expérience d’une année d’auteur édité.

 Arnaud Cornillet
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