Cinq ans après avoir fait l'éloge de l'Amérique profonde dans son premier opus, Disney et les studios Pixar s'unissent à nouveau pour créer Cars 2 (ou Les Bagnoles 2 chez nos amis québécois).

Sorti sur les écrans français en juillet 2011 en Disney Digital 3-D et IMAX 3D dans les salles équipées, ce long métrage animé jouit également d'un scénario plus élaboré, parodiant les films d'espionnage à la sauce James Bond, en le teintant d'un (très léger) soupçon de message écologique.

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Pour les fans de Flash McQueen, l'ouverture du dessin animé est quelque peu déroutante puisqu'elle se déroule en haute mer puis sur une plateforme pétrolière off-shore. Une sorte de prologue servant à présenter dans un contexte particulier les nouveaux protagonistes de l'intrigue. De même, Flash McQueen est ici relégué au second rôle, son ami Martin étant cette fois-ci le héros malgré lui, façon Le grand blond avec une chaussure noire ou Le coup du parapluie (tous deux avec Pierre Richard)d'une affaire qui le dépasse.

Le World Grand Prix, prétexte à l'aventure rocambolesque, est un clin d'oeil au projet de championnat de Formula E (électrique) alors en gestation, et permet aux personnages de voyager aux quatre coins du monde pour courir sur les plus grands circuits urbains de la planète.

Première étape : Tokyo, où se mélangent la tradition Ninja et le High-Tech. Puis Paris, berceau originel de l'automobile, avec une halte au marché aux pièces détachées, allusion au Salon Rétromobile et aux premiers salons de l'auto parisiens se tenant alors au Grand Palais (dans Cars 2, c'est au Pavillon Baltard que se situe la scène). Ensuite, on prend le TGV en gare de Lyon, direction Porto Corsa en Italie. Sauf que Porto Corsa est une pure invention et que la présentation de la ville nous fait plutôt penser à... Monaco ! Et enfin, le périple s'achève à Londres (services secrets de Sa Majesté obligent !).

Très peu d'allusion à l'Amérique donc, la production automobile mondiale étant à l'honneur, avec notamment une référence à notre Sébastien Loeb national en la personne de Raoul Caroule sous les traits d'une Citroën C4 WRC. La 3D rend certaines scènes particulièrement spectaculaires, notamment celle du carambolage à Porto Corsa. Une façon de rendre hommage aux pilotes disparus en course, via une déclaration de Flash Mc Queen au cours d'une interview.

Au final, Cars 2 visait sans doute un public plus âgé que l'opus un, laissant ainsi les plus jeunes, qui ne pourront se raccrocher qu'aux voitures omniprésentes, sur le bord de la route. Ils pourront toujours se consoler avec la dernière image de ce long métrage, clairement annonciatrice du Disney-Pixar suivant : Planes. En attendant un hypothétique Cars 3, annoncé en 2014 pour une date non encore communiquée.

 

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