volutes

Résumé 
La femme et la cigarette ou l’opposition entre la beauté et le poison dans un recueil de courtes nouvelles qui s’articule autour d’un geste et de ses multiples définitions. Une introspection afin de montrer ce qu’on ne voit plus et redécouvrir l’acte de fumer sous un angle réaliste et original. Traductions multiples de la relation entre féminité et tabagisme, ces nombreux focus ont pour but d’apporter des nuances et un regard plus humain sur les fumeuses.

 

Vous connaissez peut-être déjà son projet de volutes féminines en ayant parcouru quelques-uns de ses textes sur le forum Jeunes Écrivains. La fascination de Mick face à l’union de la beauté des femmes et le poison de la cigarette entre leurs mains a donné naissance à plus de cent volutes.

Son projet a débuté en 2014. Aujourd’hui, après une courte tentative d’envois à quelques maisons d’édition, il en a sélectionné 50 afin de constituer un premier recueil de textes et se lance dans un projet de financement via Ulule afin qu’elles voient le jour.

 

Fa-a-Face

Mick, pourquoi avoir choisi de t’orienter vers l’autoédition plutôt que de persévérer avec les envois à des maisons d’édition ?
Bonjour Asyne ! Avant toute chose, merci de m’accorder cette petite entrevue pour parler de mon projet. Après avoir transmis un manuscrit à une quinzaine de maisons d’édition pour une dizaine de réponses négatives, j’ai pris la décision — certes rapide — de m’orienter en effet vers l’autoédition. C’est un choix qui me semble cohérent avec l’état actuel du marché du livre et des attentes des éditeurs. J’avais entendu dire qu’en France, plus personne ne voulait lire ou acheter de recueils de nouvelles. J’ai tenté ma chance malgré tout et me suis heurté à une indifférence éloquente. Celle-ci s’est avérée plus flagrante encore au salon Livre Paris de cette année, où le catalogue de nombreux éditeurs ne présentait quasiment aucun recueil de nouvelles. Les éditeurs indépendants ou régionaux — notamment d’Ile de France où j’habite — en proposaient bien, mais lorsque je leur demandais s’ils étaient intéressés par un manuscrit, les réponses se suivaient et se ressemblaient : catalogues bouclés pour les deux à trois prochaines années. Et puis, je me suis renseigné pour finalement envisager cette piste.

Et pourquoi passer par un site de financement participatif ?
L’autoédition nécessite des fonds plus ou moins importants selon la façon dont on veut procéder. Des plates-formes comme Amazon KDP ou TheBookEdition permettent de mettre en ligne ses textes très facilement et gratuitement (A vérifier, mais il me semble que c’est le cas). Mais j’ai fait le choix de m’orienter vers des prestations professionnelles nécessitant d’avoir de l’argent pour me faire publier. Le financement participatif permet également de lancer un appel important à mon entourage et à mon lectorat pour les inviter à rejoindre cette aventure, de les impliquer par la simple proposition qui leur est présentée. Je n’attends pas spécifiquement qu’ils mettent la main à la poche, c’est avant tout une façon de voir et de jauger l’enthousiasme qu’il peut y avoir derrière un tel projet. D’inviter de nouvelles têtes, de nombreux curieux et de voir si tout cela est viable. C’est enfin une façon aussi de me faire connaître par l’intermédiaire d’Ulule, le site que j’ai choisi pour m’épauler dans cette démarche.

Connais-tu d’autres personnes qui ont réussi à publier de cette manière ?
À vrai dire, je ne connais personne qui soit passé par là, aussi bien pour l’autoédition que pour le financement participatif. Je fais ces démarches-là pour me faire ma propre opinion, pour justement pouvoir témoigner derrière de ce que cela représente, de la réussite ou de l’échec que cela entraînera. Ça reste une aventure, une expérience dans laquelle je m’investis sans savoir à quoi m’attendre.

Tu as pour objectif de récolter 1200 euros en un mois. Concrètement, à quoi va servir le financement ?
Le financement servira à payer diverses prestations professionnelles pour que le recueil puisse avoir la meilleure allure possible, qu’il soit mis en ligne sur 90 libraires et qu’il puisse y avoir un minimum de communication derrière. Le détail est disponible sur la page de présentation Ulule, mais pour faire concis tout en étant assez précis, il s’agit de payer la mise en page, la conception d’une couverture, d’avoir une relecture critique et détaillée par un professionnel, de payer une correctrice et d’être présenté à dix blogueurs influents. Pour faire encore plus court, il s’agit d’avoir de la visibilité en proposant des écrits soignés.

Une fois la somme obtenue, le livre sera publié via Librinova. Pourrais-tu nous en dire plus sur ce choix ?
Librinova est donc un service d’autoédition numérique destiné aux auteurs. Ils proposent, moyennant une petite somme de départ, de convertir un fichier texte pour qu’il devienne un ebook. À côté de cela, ils proposent d’accompagner l’auteur à travers les services que j’ai cité précédemment, proposent un réel suivi et s’engagent à reverser 100 % des revenus à l’auteur jusqu’à 1000 exemplaires vendus. Et si ce seuil est atteint, la possibilité d’une publication papier se profile et la possibilité de rejoindre une maison d’édition devient (à nouveau) envisageable. C’est donc aussi un tremplin, une opportunité. Quant au fait d’avoir choisi spécifiquement Librinova, cela vient du fait qu’ils ont l’air d’avoir de vraies valeurs, d’avoir une structure organisée et moins « grosse usine » que d’autres. En naviguant sur leur site internet, j’ai eu le sentiment de pouvoir confier mon projet aux mains de professionnels passionnés. Et les échanges que j’ai pu avoir avec eux n’ont fait que renforcer ces impressions très positives.

Dans l’idéal, tu aimerais par la suite lier tes textes avec des photographies. As-tu déjà des pistes pour un photographe ? Vas-tu attendre d’avoir un photographe avant de publier tes volutes ou une autre demande de financement sera-t-elle lancée ultérieurement ?
Effectivement, il m’a fallu me faire à l’idée de publier ces textes sans illustrations – à part la couverture, sur laquelle je tiens à bien faire les choses. J’ai une toute petite piste pour un photographe, mais je ne suis pas sûr qu’un photographe puisse à lui seul illustrer comme je l’entends mes textes (ou tout du moins une partie). C’est une vision précise et les photographies trouvées pour illustrer mon blog sont le fruit de très longues et exigeantes recherches. Mon erreur est d’avoir laissé échapper certains liens pour contacter leurs propriétaires, mais il m’en reste pas mal. Cependant, il s’agit pour la majorité d’étrangers, d’amateurs (très doués ceci dit) qu’il me sera difficile d’approcher. De ce fait, je pense qu’une version illustrée comme je l’aurais tant souhaitée ne pourra voir le jour qu’à travers la conception d’un eBook « fait main » comme je le propose dans les contreparties Ulule.

Une fois le livre en main et des avis de lecteurs, penses-tu avoir plus de poids auprès d’un éditeur traditionnel ?
Logiquement, j’ai envie de dire oui. Mais l’autoédition est une manière de réaliser soi-même son rêve, de se donner les moyens de concrétiser à son échelle un projet d’écriture. Derrière, il y a une véritable nécessité d’obtenir du soutien pour démontrer que le lectorat ainsi que la demande existent. Je n’ai aucune idée sur l’implication d’éditeurs autour de ces textes, mais si les ventes et avis s’avèrent nombreux, ça peut leur donner à réfléchir s’ils y perçoivent un potentiel en termes d’intérêt et commercial.

Au sujet du retour sur contribution, tu proposes plusieurs choix, autant au niveau financier qu’en « récompense ». C’est alléchant et par la même occasion, on apprend que tu penses à un tome 2, voire un tome 3 exclusif pour les plus généreux contributeurs. Cela signifie que tu es dans l’obligation de sortir les 2 tomes si la somme pour le 1er est atteinte ? Ou penses-tu refaire un appel pour le tome 2 ?
Pour faire simple, si le financement de cette campagne arrive à son terme, il y aura deux tomes. La collecte concerne le financement du tome 1 afin de mesurer l’impact que peut avoir ce projet auprès des gens et m’aider financièrement pour le concrétiser. Mais je me suis engagé à doubler la somme récoltée dans le but de financer le deuxième tome. Il n’y aura donc pas de seconde collecte à la suite de celle-ci !

Merci beaucoup pour ce complément d’information Mick. Vous pouvez trouver tous les renseignement sur sa page et n’hésitez pas à soutenir ce projet, qui a l’heure actuelle atteint les 20 % du budget attendu.
Merci à toi pour tes questions et l’intérêt porté à mes Volutes féminines. J’espère avoir le plaisir de t’en parler à nouveau si le rêve devient réalité. ;)

 

Son blog : http://volutesfeminines.blogspot.fr/?view=classic

Sa page de financement : https://fr.ulule.com/volutes-feminines/

Klik-Asyne