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Aujourd’hui je vais vous parler du livre de Rémy Gratier de Saint Louis, publié aux éditions Rod.

Commençons par la couverture : on y sent le mystère, l’homme, le combattant. L’écriture est belle et les détails donnent envie de lire le 4e de couverture. Après lecture, je peux affirmer qu’elle est vraiment représentative de l’histoire.
Rémy, j’ai ouï dire que tu te chargeais de la réalisation de tes couvertures. Est-ce en lien avec ton métier ou un loisir ?
-Non, je ne suis pas illustrateur professionnel. J’ai juste quelques facilités question dessins, sans plus. Si je fais le choix d’illustrer moi-même mes romans, c’est que d’une part, je trouve cela amusant et que d’autre part, en la réalisant je suis sûr que la couverture correspond réellement au roman, ce qui, il faut l’avouer, n’est pas toujours le cas pour tous les romans que l’on trouve sur les étagères des libraires.

En lisant le 4e de couverture, on sait de suite où on met les pieds : un monde hostile, un enfant élevé par des loups, une rencontre bouleversante et un destin des plus exceptionnels. La curiosité est titillée. Pari réussi.
Puis on rentre dans le vif du sujet. Le public étant les adultes et les adolescents, l’écriture est accessible à tous. Par contre je me suis aperçue que tu étais un auteur appréciant les détails. Tu as tellement envie de faire passer une quantité d’informations que tu écris parfois des phrases de 7 lignes, soit le quart d’une page. Noter une indication, puis la repréciser ne laisse pas de place à l’imagination et par moment cela m’a empêché de vivre les choses avec tes personnages. Mais je rassure les futurs lecteurs, une fois que l’on a compris ton style, on s’immerge aisément dans la lecture.
« Bran dents de loups » est ton premier roman fantasy, mais tu as publié par la suite deux aventures historiques. Ecris-tu toujours de manière si détaillée tes récits?
- Mon premier roman était un roman historique, celui de Bran était en fait mon second. Pour répondre à ta question, oui, je donne souvent beaucoup de détail, car quand je décris une scène, je la vois, un peu comme une scène de cinéma. Pour les romans historiques, je pense qu’il est nécessaire d’être juste dans les descriptions, et les évènements. C’est un choix. Souvent cela plaît, des fois, cela déplaît… 
J’écris depuis un peu plus de trois ans. J’écris beaucoup et assez vite… j’ai tellement d’histoires qui se bousculent dans ma caboche que je pêche peut-être par mon impatience à achever mes écrits. De toute façon, il est difficile de plaire à tout le monde, et je n’en ai nullement l’intention. Mes amis, qui sont souvent mes premiers lecteurs, me disent que mon style s’affine… J’ai attaqué mon huitième roman, je pense qu’avec la pratique, ma façon d’écrire s’améliore, surtout que je tiens toujours compte des critiques que l’on me fait.

Dans ce roman tu nous proposes de belles rencontres, une légende, un bannissement, des trahisons, des batailles, des revirements de situation, des choix difficiles. De tout cela un puissant état d’esprit ressort. Je retiens particulièrement ta capacité à décrire des combats (bien souvent inégaux), sans jamais lasser le lecteur. 
Est-ce que tu maîtrises un sport de combat pour écrire si bien l’art de se battre ?
- J’ai pratiqué de nombreux sports, dont quatorze années de football américain… mais aucun sport de combat. J’aime les aventures épiques. J’aime l’action dans les romans, alors quand j’en écris un et que je décris un combat, je fais en sorte que le lecteur ait l’impression de se retrouver tout près de l’action. Qu’il ait l’impression d’être si près des belligérants, qu’il puisse sentir leur sueur, ainsi que l’odeur du cuir et de l’acier.

Mais il n’y a pas que des guerriers et des brutes, l’arrivée des orcs amène une notion dégoûtante et savoureuse au récit. Tu y insères aussi avec brio une relique et une quête ennemie dans la quête de Bran. On touche là à des sujets déjà traités maintes fois, mais il y a une fraîcheur qui ne donne pas l’impression de déjà-vu. Au contraire, on vit pleinement cette recherche. Les orcs sont bien exploités et leurs combats bien décrits.
Je sais que tu es un grand amateur de BD. Est-ce qu’il y a un peu de Lanfeust ou de Thorgal dans tes histoires ?  
- En fait, non… pour être honnête, Bran est un personnage que j’ai créé pour un jeu de rôle. Ce roman n’est en fait que son background. Pareil pour le héros de la Geste du marquis de Morteterre (http://morteterre.blogspot.fr/) , les cinq romans que j’ai écrit sur ce thème historique, détaille aussi la vie du personnage avant son arrivée dans le jeu.

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Y aurait-il une suite ? Et quels sont tes projets en cours ?
- Une suite a été écrite pour Bran. Elle est déjà chez l’éditeur et s’appelle « La revanche du Khan ». Elle permet aux lecteurs d’en savoir plus sur la quête des orcs. On y voit arriver des nouveaux personnages… ça bouge pas mal.
Cet été, j’ai commencé un troisième opus des aventures du jeune barbare. Il s’appellera «Ténèbres sur Liin ». J’ai mis ce projet de côté en octobre pour tenter une expérience d’écriture fantastique… Ce nouveau projet, qui mélange archéologie et fantastique, devrait être achevé au printemps 2016. Son titre « Les sources du mal ».

Ces projets ont l’air très intéressants, et je ne manquerai pas de suivre ton actualité ! Merci beaucoup pour ce partage.

Vous pourrez rencontrez Rémy Gratier de Saint Louis au salon du livre et de la BD de Sérémange-Erzange le 7 février.

Son blog d'auteur : http://rgdsl-auteur.blogspot.fr/

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Sa page Facebook : https://www.facebook.com/brandentsdeloup

 Le blog du livre : http://brandentsdeloup.blogspot.fr/

 

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